Koji est officiellement devenue l’une des 245 entreprises à mission !

A la suite d’un travail collectif de réflexion de près d’un an, Koji s’est officiellement vue reconnaître la qualité de société à mission en août 2021.
La loi PACTE de 2019 a introduit dans le droit français la qualité de société à mission. Pour prétendre à cette qualité, les entreprises doivent inscrire dans leurs statuts leur raison d’être ainsi que des objectifs sociaux et environnementaux qu’elles se donnent pour mission de poursuivre.
Les sociétés à mission
La qualité de société à mission implique d’inscrire dans les statuts de l’entreprise une raison d’être ainsi qu’un ou plusieurs objectifs environnementaux que la société poursuivra dans le cadre de ses activités commerciales. La raison d’être « est constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité »[1]. Devenir entreprise à mission implique également la mise en place d’un comité de mission qui présente un rapport annuel joint au rapport de gestion de l'entreprise, ainsi qu’une vérification par un organisme tiers indépendant.
L’entreprise à mission fait l’objet d’un intérêt croissant, le dernier baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission fait état d’une multiplication par 4 du nombre de sociétés à mission entre juin 2020 et juin 2021. On y apprend également que les entreprises de moins de 50 salarié-e-s – dont Koji fait partie – représentent actuellement 70 % des sociétés à mission. Pour découvrir plus précisément le portrait des entreprises à mission, c’est ici.
La démarche de Koji
Koji souhaitait avant tout mettre au même niveau les engagements sociaux et sociétaux portés par l’entreprise et la recherche de performance économique. Accompagnée par Osmya, Koji a mené un travail d’introspection qui a mobilisé à la fois les associé-e-s de l’entreprise, ses salarié-e-s, ses client-e-s, ainsi que ses prestataires. En août 2021, les statuts de Koji ont été modifiés afin d’y faire figurer sa raison d’être ainsi que ses objectifs.
Au-delà de l’impact positif de ses missions, l’aboutissement de cette démarche permet de garantir que la croissance de l’entreprise ne se fera pas aux dépens des valeurs et engagements extra-financiers du projet entrepreneurial initial !
Les missions de Koji
La définition des missions de l’entreprise a bien sûr constitué la première étape du processus vers l’entreprise à mission. Le projet entrepreneurial Koji accorde une place centrale aux équipes, à la diversité des parcours et à la responsabilisation et l’autonomie des salarié-e-s. C’est donc assez naturellement que les missions de Koji se sont orientées vers des enjeux d’abord sociaux. Cela n’implique pas que Koji délaisse les enjeux environnementaux, cela implique que la priorité est donnée à l’humain.
Koji s’est fixée cinq grandes missions dans ses nouveaux statuts :
- la recherche de projets stimulants (et non pas uniquement lucratifs) pour ses équipes mais également pour ses client-e-s ; parmi d’autres mesures, un questionnaire hebdomadaire facultatif et anonyme permet de suivre la satisfaction des équipes ;
- la responsabilisation des équipes : l’enjeu est de permettre à toute l’équipe de piloter son quotidien en autonomie ;
- la recherche active et la bonne intégration de personnes aux parcours diversifiés : Koji croit à la diversité et ses équipes se composent depuis sa création de personnes venant d’univers professionnels variés ;
- la proposition de contrats adaptés au contexte de vie de chaque membre de l’équipe et leur juste valorisation et rémunération ; Koji accepte, par exemple, les demandes de contrats à temps partiel et a mis en place une grille des salaires à l’entrée ;
- l’évolution horizontale et verticale au sein de l’entreprise : il s’agit de continuellement faire progresser les équipes et leurs permettre de gagner en responsabilités, notamment en leur permettant de changer d’activité. Les séances de coaching individuel ou en groupe et les formations qu’il est possible de suivre participent à cela.
Ces objectifs ne constituent pas un changement dans le modèle de l’entreprise. Tout droit issus de la culture de Koji, ils étaient d’ores et déjà poursuivis. Il n’empêche que leur formulation en missions permet de passer de la pratique interne à un contrôle effectif.
La gouvernance et l’évaluation des missions
Bien que l’état des effectifs de l’entreprise ne l’impose pas, Koji a souhaité mettre en place dès à présent un comité de mission qui assurera la gouvernance et l’évaluation interne des missions de l’entreprise. Il sera composé de 4 salarié-e-s de différents pôles d’activité de Koji et d’une personnalité extérieure dont le parcours professionnel permet aussi bien de challenger le comité que de le soutenir dans sa mission.
L’évaluation de l’efficacité des actions menées afin de se conformer aux missions de l’entreprise sera assurée annuellement par le comité de mission. Cela passera notamment par l’analyse d’indicateurs mais, plus généralement, le comité interrogera en continue la stratégie déployée par Koji afin de parvenir à remplir ses missions.
Par ailleurs, l’exécution des objectifs et missions de Koji fera l’objet d’un audit par un organisme tiers indépendant d’ici deux ans, puis tous les deux ans. L’organisme tiers indépendant rendra une conclusion motivée pour chaque objectif en déclarant, soit que l’entreprise respecte sa mission, soit qu’elle ne la respecte pas, ou encore qu’il lui est impossible de conclure. L’arrêté du 27 mai 2021 est venu préciser les modalités selon lesquelles l’organisme indépendant accomplit sa mission.
Koji étant devenue cet été une société à mission, le premier acte de cette démarche est désormais finalisé. Le premier comité de mission se réunira le 13 octobre prochain et aura notamment à déterminer les indicateurs de performances qui seront adossés à chaque mission de Koji afin de contrôler leur réalisation et les efforts réalisés pour y parvenir. Plus généralement, les actions poursuivies par la direction pour parvenir à remplir les objectifs seront interrogées, afin d’éventuellement dégager des axes d’amélioration. L’objectif est de réellement consacrer le comité de mission comme l’un des organes de gouvernance de l’entreprise.
[1] Article 1835 du Code civil